Cityorkers
Maurice Barthélémy / Acteur et réalisateur
Son dernier film raconte les déboires de passagers coincés dans un avion en panne. Pourtant Maurice Barthélémy adore voler, surtout pour se rendre à New York, sa « ville-muse », où il aimerait séjourner suffisamment longtemps pour réaliser un film.
- Son New York
- Ses bons plans
Qu’est-ce qui fait de vous un véritable Cityorker ?
New York a toujours été une évidence. Etant un spectateur assidu du cinéma américain, et surtout des films newyorkais, je la connaissais bien avant de l’avoir rencontrée. D’ailleurs quand j’y suis allé pour la première fois, j’avais l’impression de retrouver un endroit familier, et surtout d’évoluer dans un décor de cinéma ! Cette ville ne cesse de m’inspirer. A chaque fois que je m’y rends, j’ai immédiatement envie d’écrire, de tourner, de créer…
Comment l’êtes-vous devenu ?
Dès mon premier séjour à New York, vers l’âge de 20 ans, je me suis tout de suite senti Newyorkais. Selon moi, cette ville happe tout le monde, même ceux qui viennent simplement la visiter quelques jours… Il me semble facile de prendre le train en marche ; la difficulté étant de pouvoir rester à l’intérieur de cette machine folle. Son rythme, ses codes, son état d’esprit sont très différents de ceux de Paris. Et cette énergie ne cesse de m’inspirer.
Depuis une dizaine d’années je m’y rends environ tous les six mois, car ma femme (ndlr : l’actrice Judith Godrèche) a sa carte verte, ce qui nous permet de pouvoir séjourner là-bas le plus souvent possible. Un jour, j’espère que je pourrais me poser un peu plus longtemps que d’habitude. Peut-être quatre ou cinq mois, le temps de pouvoir écrire et réaliser un film sur place. C’est un projet qui me tient vraiment à cœur.
Quels autres Cityorker connaissez-vous ?
Mon ami Charlelie Couture me confiait récemment qu’il avait eu ce même sentiment d’évidence lors de sa toute première visite de New York. Sauf que lui a décidé d’emmener toute sa famille vivre là-bas. Aujourd’hui, il a d’ailleurs la citoyenneté américaine, et peut profiter à temps plein de notre « ville-muse ».
Qu'est-ce qui, selon vous, fait du voyage en avion un moment privilégié ?
Mes parents étant diplomates, je prends régulièrement l’avion depuis que je suis tout petit. Je me souviens qu’à l’époque j’étais partagé entre l’excitation du voyage, que je faisais d’ailleurs souvent seul en étant pris en charge par le personnel navigant ; et une certaine appréhension du vol… Et ce sentiment ambivalent ne m’a jamais quitté. Mais chaque voyage en avion reste pour moi un moment privilégié, un instant suspendu où l’on peut vraiment se déconnecter de la réalité.
Que signifie pour vous un vol réussi ?
Tout dépend de mes enfants. S’ils sont contents, détendus, apaisés, mon vol sera réussi. Ce qui arrive d’ailleurs presque systématiquement lorsque nous voyageons avec OpenSkies !
Quelle est la première chose que vous faites quand vous arrivez à New York ?
J’aime reprendre le pouls de la ville. Marcher au même pas que les Newyorkais, respirer leur air à plein poumon. Et redevenir au plus vite un vrai Newyorkais.
Et à Paris ?
Je vais courir. Je trouve que c’est un bon moyen de se réapproprier la ville, mais aussi de me remettre du décalage horaire. Donc généralement, je vais faire un jogging au jardin des Tuileries.
Que faites-vous avant de quitter New York ?
Les quelques heures précédant le départ sont toujours très particulières, et souvent pleines de nostalgie... Je fais alors tout ce que j’ai pas eu le temps de faire pendant mon séjour : acheter des produits introuvables en France, aller visiter l’exposition que je rêvais de voir… C’est un peu ma dernière session de rattrapage.
Et Paris ?
Comme d’habitude, car je sais que je vais vite revenir.
Quel est le moment de la journée que vous préférez à New York ?
Tôt le matin. Grâce au décalage horaire, je me retrouve souvent à déambuler dans les rues dès six heures du matin… Je suis toujours impressionné de voir qu’à cette heure si matinale, la ville est déjà très active : les gens font leur jogging, pendant que les camions de livraison déchargent leurs premiers paquets et que les boutiques ouvrent une à une leurs stores.
Et à Paris ?
Le matin, mais un peu plus tard… Vers neuf heures. Une fois que j’ai déposé mes enfants à l’école, j’en profite pour faire un jogging. Ecouteurs sur les oreilles, je cours alors sur les Quais, devant le musée d’Orsay, je traverse ensuite la passerelle des Arts. C’est un véritable moment de communion avec la ville, un tête-à-tête que j’aime avoir le plus souvent possible.
Avez-vous un rituel intimement lié à l’une ou l’autre ville ?
Un Hot dog acheté au coin d’une rue à New York. Et regarder les gens passer depuis la terrasse d’un café à Paris.
Qu’est-ce qui vous enthousiasme à New York ?
Sa grande diversité architecturale ! En quelques blocks, on passe des gigantesques gratte-ciels aux anciennes usines transformées en lofts, ou aux petits immeubles colorés pourvus de leurs célèbres escaliers de secours en extérieur. Cette ville est si graphique que je passe mon temps à la photographier : la cime de ses buildings se découpant dans le ciel, les grandes publicités peintes sur les murs… A chaque coin de rue, je découvre une nouvelle ambiance, une atmosphère totalement différente.
Et à Paris ?
Si New York est en rupture, Paris est en totale harmonie. J’aime le doux mariage entre ses immeubles, ses perspectives, sa Seine… Tout a été méticuleusement pensé et réalisé. Malgré les années et l’habitude, je suis toujours aussi ému de voir toutes les teintes que prend la ville en fonction du soleil et de la lumière. C’est incroyablement beau.
